Fermeture des bars : Affoutchi, célèbre patron de bar en colère

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Contrairement aux maquis et restaurants Abidjanais qui ouvrent leurs portes à partir de ce week-end, suite à la décision du Conseil National de Sécurité, les bars et nights clubs doivent encore attendre. Un célèbre Patron d’établissement de nuit Abidjanais : Affoutchi Magloire a bien voulu réagir sur VIBE RADIO.CI.

Au lendemain de la décision de l’Etat de lever le couvre-feu, mais aussi maintenir les bars et nights clubs de la capitale fermés, un célèbre Patron d’établissement de nuit Abidjanais a aussitôt réagi.

Via le site Vibe Radio.CI, celui qu’on appelle : «Le vieux briscard de la nuit à Babi», le célèbre Affoutchi Magloire se prononce et livre la position des Patrons de bars : « On est face à une situation de deux poids, deux mesures. On a souffert ensemble 2 mois durant, aujourd’hui d’autres doivent ouvrir et pourront souffler un temps soit peu, et nous tenanciers de bars et nights clubs, on va encore cravacher », a déploré le vieux routier de la nuit Abidjanaise.

Affoutchi Magloire explique en détails la galère que leur secteur traverse en ce moment : « Nous avons galéré plus de 2 mois sans activité, sans le moindre sou. Nos téléphones portables ne font que sonné, ce sont nos employés qui nous appellent quotidiennement pour nous dire : « Ça ne va pas », ils ont faim. Figurez-vous que j’ai plus de 60 employés à ma charge. Je les payais en semaine avec un budget hebdomadaire de 1.500.000 Frs (Un Million cinq cents mille Francs)/la semaine. Moi-même personnellement, en tant que propriétaire de plusieurs établissements de nuits ici Abidjan, je vais vous confier que c’est la plus grande galère que je traverse de toute ma vie. Ma popote qui était à 7000 par jour, est passée à 2000 Frs », a révélé avec amertume l’illustre propriétaire de bars.

Face à ce sombre tableau, Patron Affoutchi demande la clémence de l’Etat de CI : « Si on dit que les portes de nos établissements doivent demeurées encore fermées, il faut qu’on nous dédommage entre temps. Il faut que le gouvernement se penche sur notre sort. Le Ministre Hamed Bakayoko qui nous connaît et qui connaît bien ce milieu de la nuit, qu’il pense à nous. Jusque-là, nous relevons que nous n’avons encore rien reçu de l’argent du fond d’aide de l’Etat en direction des entreprises et commerces », a laissé entendre le vieux routier de la nuit, sur le site Vibe Radio.CI. Par Enzo Dia